Le monde change et les organisations aussi : la digitalisation, l’arrivée de l’intelligence augmentée, les défis de la responsabilité sociale et environnementale, l’apparition des nouveaux métiers comme le manque d’attractivité de certains autres, les attentes des nouvelles générations versus la guerre des talents, la course à la marque employeur, les rythmes de travail et la recherche de qualité de vie, la conscience sociale et environnementale. Pour les leaders d’aujourd’hui c’est un vrai défi de création de vision, d’habileté entre tactique et stratégie, entre court terme et long terme, car les repères volent en éclat et les anciens cadres de référence ne garantissent plus rien de stable.
La crise sanitaire a accentué la quête de sens et de sécurité des salariés tout en révélant le désir de développer une activité indépendante. La course de la performance économique et durable s’accélère sans beaucoup de marges de manœuvre dans la surcharge de travail, et la perte de vision et de sens. Les conflits et les défiances entre pairs sont des obstacles énergétivores et contre-productifs. Assumer sa différence devient plus une prise de risque de conflit qu’une opportunité de leadership.
Comme un besoin de changer de mentalité pour sortir du « perdant-perdant ».
- Qui n’a pas besoin de douceur, de paix?
- Qui peut se passer de confiance et de sérénité?
- Quelle entreprise peut se passer de l’esprit de coopération?
Les cinq soft skills les plus recherchées dans le monde par les entreprises en 2020 (étude Linked In):
La créativité, la persuasion, la collaboration, l’adaptabilité et l’intelligence émotionnelle.
Devenir habile et stratège tout en maintenant le cap éthique et responsable, ça demande des gardes fous et une sacrée dose d’autodiscipline comme de conscience de soi pour créer des socles de coopération durables, basés sur la confiance et la responsabilisation.
Les dirigeants me disent ne pas pouvoir sortir la tête de l’eau et prendre rendez-vous avec soi-même relève du défi. C’est pourtant par eux que les changements s’opèrent ! Dès que j’écoute un dirigeant-leader, il me parle de sa vision, de ses nouvelles idées, de vouloir innover et de sortir des sentiers battus en précisant toutefois « pour cela il faut que j’arrive à convaincre et c’est loin d’être gagné, je n’ai pas assez d’impact, les rapports de force sont trop importants ». Les femmes (et les hommes « nouvelle génération ») -qui deviennent leaders ou prennent des fonctions de direction- expriment un besoin accru d’assertivité, de courage, sans pour autant vouloir adopter les modèles traditionnels: la stratégie de coopération, le charisme, la diplomatie et l’art oratoire font ainsi partie du jeu, et cela s’apprends.
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