Un Leader manie de manière habile ses softs skills

Soft Power Leader, quels softs skills pour quel Leadership ?

Que disent les oracles pour l’année à venir ?

Article 1/3

Une étude Gartner publiée le 12 octobre dernier met en lumière que « l’efficience du leadership et du management est en tête de liste des priorités des leaders des RH pour 2023 ». Cela met en lumière le vécu du leadership dans le quotidien de l’activité, et fait écho à la position du Management Research Group. Pour eux, le leadership est avant tout opérationnel, et s’inscrit au cœur de l’action. Alors répondons ensemble à cette question : Quels softs skills pour quel Leadership ?

Un manager leader vit par nature des situations variées (de la gestion de conflit à la cohésion d’équipe, gestion et prise de décisions). Il mobilise un ensemble de compétences humaines et gestionnaires. La clef de la performance réside dans les compétences dites douces, à savoir cognitives, émotionnelles et relationnelles (interpersonnelles, non techniques et transversales).
Autrement dit, un set de soft skills ne se mobilise pas comme un bloc homogène et indifférencié d’une situation à l’autre mais de manière habile. 

  • Donc : puisque pour un dirigeant, agir c’est prendre des décisions et les communiquer, alors se pose la question de la façon dont les softs skills stimulent et structurent la prise de décision. Notamment pour la mise en œuvre de la vision et le développement de l’adhésion.
  • Comment faire sortir le leadership des slides Powerpoint et en vivre les effets tangibles ?

Identifier les Softs skills pour un Leadership incarné

L’expression « soft skills » est le côté pile du leadership incarné. Celui qui prend appui sur les ressources internes de l’individu d’abord, avant d’être coiffé par des termes et des modèles académiques. Si l’époque est friande en invitations à mobiliser les compétences cognitives et relationnelles en question, demeure la difficulté de s’orienter pour bien identifier ses softs skills, au-delà des désormais archétypiques « je suis empathique » et « je suis créatif ». Les tests sont nombreux, et les meilleurs tendent un miroir utile, en nommant les qualités essentielles mobilisables dans le quotidien de l’activité. Cela permet par exemple de comprendre que dans le rapport avec une équipe, le leadership peut s’exercer de différentes façons : la coordination du travail, ou bien la motivation des individus, ou encore la cohésion interéquipes. Mais un miroir n’est pas un mode d’emploi. Quid de la mobilisation des softs skills une fois qu’ils sont identifiés ?

Valoriser les softs skills de son équipe, pour déployer son leadership

L’étude de France Stratégies sur les softs skills, « Les softs skills pour innover et transformer les organisations », parue en mai 2022, insiste sur l’intérêt de « former et accompagner l’individu dans la prise de conscience, la mobilisation et la légitimation des softs skills acquises dans des contextes de formation et de projets antérieurs ou extraprofessionnels ». Pour déployer son leadership, un manager peut s’atteler à identifier et valoriser les softs skills de son équipe. Ce faisant, il crée un cadre de confiance dans lequel chaque individu peut mobiliser, donc rendre visible, ses qualités propres. Pour incarner la mise en œuvre efficiente de sa fiche de poste plutôt que de se conformer à celle-ci comme à un cahier des charges rigide.

La confiance ? Celle qui s’honore et se nourrit de partages d’expériences délestés de la peur du jugement, plutôt que la « confiance Powerpoint » : celle qui s’invoque dans les slides sans jamais en sortir. 

  • La mise en œuvre des softs skills en conscience stimule les individus et renforce le groupe : chacun bien à sa place, et ensemble vers l’objectif. 

La compréhension partagée facilite en effet de développer l’adhésion à des projets dans lesquels chacun est reconnu et respecté dans sa contribution singulière.
Et dans ces cadres dynamiques, l’échange contradictoire renforce le manager leader dans l’exercice de son métier : la prise de décision. 

Comment faire exister son Leadership au regard du collectif

Faire exister son leadership aux yeux du collectif passe par l’identification de ce qui le nourrit (les qualités personnelles et les valeurs en premier lieu), et la capacité de co-créer le cadre dans lequel il peut s’exprimer. 

C’est là qu’un dialogue structuré par le feedback permet d’enfin distinguer le leadership de ce avec quoi il est parfois confondu : le management cool en t-shirt. Celui dans lequel à la fin, c’est toujours le chef qui gagne.

Florian Pittion-Rossillon

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